
Les drogues et leur consommation se présentent sous de nombreuses formes différentes. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles une personne peut choisir de consommer des drogues. Les raisons pour lesquelles une personne peut choisir d’essayer ou de consommer une drogue ne sont pas nécessairement des raisons que nous comprenons ou avec lesquelles nous sommes d’accord. Pour certaines personnes, les drogues peuvent aider à prendre en charge leur santé mentale ou leur douleur physique. Pour d’autres, les drogues peuvent comporter un élément culturel. Parfois, les gens consomment des drogues parce qu’ils aiment ce qu’ils ressentent. Les drogues peuvent également être utilisées pour explorer le sexe, les idées, les rêves et les sensations physiques.
Les gens sont responsables de leur corps et de leurs choix, et l'usage de drogues restera une activité à laquelle certaines personnes s’adonnent. Ce que nous pouvons faire activement, c’est essayer de prévenir les dommages qui résultent de la désinformation sur les drogues, des ressources limitées et de la stigmatisation. Il s’agit d’un exemple de réduction des méfaits, et la réduction des méfaits implique de t’accepter tel·le que tu es.
Dans ce billet de blogue, nous couvrons les principaux types de drogues : dépresseurs, agents dissociatifs ou psychédéliques, stimulants et cannabis. Il existe de nombreuses autres drogues, mais nous ne sommes pas en mesure de les couvrir toutes. Nous te présentons les modes de consommation les plus courants et les moyens d’assurer ta sécurité et celle de tes ami·e·s.

Tout médicament considéré comme un dépresseur est un médicament qui ralentit la signalisation du système nerveux central. Cela signifie que ta respiration ralentit, que ton rythme cardiaque diminue et que ta tension artérielle peut baisser. Les dépresseurs provoquent généralement des sentiments de soulagement de l’anxiété, de relaxation, de somnolence et de tranquillité.
Ces sensations ne sont pas propres aux dépresseurs; par exemple, le cannabis (la mari) n’est pas considéré comme un dépresseur, mais peut provoquer des sensations similaires. Cela ne fait pas du cannabis une drogue dépressive, ça veut simplement dire que certains effets se chevauchent. Les dépresseurs comprennent les cinq catégories suivantes :
Tu peux réduire ton risque de nausées, de gueule de bois ou d’ivresse excessive en dosant tes consommations, en prenant des aliments ou des collations en même temps et en buvant de l’eau pour reconstituer les liquides que tu as perdus (l’alcool déshydrate!).

Cependant, le GHB est vendu tel quel, donc si tu prends du GHB, il est déjà passé du GBL au GHB.
Le sevrage désigne les symptômes qui apparaissent lorsque tu arrêtes brusquement de prendre une drogue après l’avoir prise pendant une longue période. Tu peux te sevrer de nombreuses drogues.
Cependant, les dépresseurs, en particulier les médicaments qui agissent sur les récepteurs cérébraux appelés GABA (médicaments Z, benzodiazépines, alcool, GHB/GBL) et les opioïdes, peuvent présenter des risques uniques. Les symptômes de sevrage de ces drogues comprennent des tremblements, une anxiété accrue, de l’insomnie, une perte de poids, une accélération du rythme cardiaque, une hypertension artérielle, des envies de drogues et, dans certains cas, des convulsions et la mort.
Pour cette raison, les benzos, les médicaments Z et le GHB ne sont souvent pas prescrits pour une durée supérieure à 14 jours. Le sevrage des opioïdes cause moins de convulsions ou de décès, mais il est toujours considéré comme un sevrage très grave.
Évite de le mélanger à d’autres drogues (notamment d’autres dépresseurs), pour ne pas risquer de ralentir complètement ton système nerveux central. C’est ce système qui est responsable de la respiration. Si nous prenons une dose trop élevée ou si nous mélangeons trop de dépresseurs, notre système peut devenir trop détendu et arrêter la respiration (c'est ce qu’on appelle la dépression du SNC), ce qui risque de provoquer un coma et la mort. Si possible, évite également le pamplemousse! Le pamplemousse peut rendre les effets des médicaments plus puissants, ce qui peut entraîner un risque de surdose grave. Des médicaments comme Gravol (dimenhydrinate), Benadryl (diphenhydramine) et d’autres peuvent rendre les effets des dépresseurs plus puissants.
Les surdoses de dépresseurs peuvent se présenter comme suit : absence de réaction, ongles, mains, pieds et lèvres bleus ou gris, vomissements, respiration difficile, pupilles minuscules, transpiration abondante et sensation de froid. Les surdoses de dépresseurs sont des urgences médicales. Pour en savoir plus sur la façon de réagir à une surdose de dépresseurs, clique ici.
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Il s’agit d’une catégorie unique, et nous pourrions séparer les deux, mais techniquement les dissociatifs tombent dans la catégorie des psychédéliques, alors nous les regrouperons ici.
Lorsqu’une personne parle de psychédéliques, elle peut désigner des drogues comme le LSD (Acid, tabs), le DMT (Dimitri, The Rogan), les champignons magiques (shrooms, mushies) ou l’ayahuasca (yage, aya).
Les effets de ces drogues peuvent durer aussi peu que 5 à 20 minutes, comme avec le DMT, ou aller jusqu’à 15 heures, comme dans le cas du LSD. Ce qui veut dire que tu dois planifier en conséquence!
D’autre part, les drogues dissociatives peuvent également provoquer des hallucinations et des sensations psychédéliques similaires à celles des drogues susmentionnées, mais elles sont connues pour leurs expériences de rêve, de sortie du corps et de flottement. Les drogues dissociatives incluent la kétamine (vitamine K, tranquillisant pour chevaux), le DXM (robotripping, triple C), le protoxyde d’azote (nangs, whippets) et la PCP (angel dust, monkey dust). Les effets peuvent durer d’une minute à plusieurs heures, selon la drogue!
La réduction des méfaits dans le cas de ces médicaments consiste à éviter de les consommer avec certains types d’antidépresseurs (comme les IMAO et les ISRS) et de stimulants, afin de réduire le risque de syndrome sérotoninergique. Pour plus d’information à ce sujet, clique ici.
Pour en savoir plus sur l’état d’esprit, le contexte et l’observation pendant un trip, clique ici!
Une surdose peut se manifester par des vomissements, une accélération du rythme cardiaque, une grande désorientation et de la paranoïa; c'est ce que certains appellent un « bad trip ». Il est essentiel de rassurer la personne, de rester à ses côtés et d’essayer de la distraire de manière positive pour apaiser un bad trip.
Avec les psychédéliques, les préoccupations relatives à d’autres drogues comme les opioïdes (comme la dépression du système nerveux central) ne s’appliquent pas, à moins que la personne ait pris plusieurs drogues à la fois. En général, l’accent est mis sur la régulation émotionnelle en cas de surdose de psychédéliques. Une personne peut avoir besoin de l’intervention d’un médecin si elle risque de se blesser ou de blesser d’autres personnes, ou si elle présente des douleurs thoraciques, des convulsions ou une psychose.

Les stimulants sont à l’opposé des dépresseurs et des drogues douces. Un médicament stimulant augmente les signaux de ton système nerveux central. Cela se traduit par une augmentation du rythme cardiaque, de la pression artérielle et de la fréquence respiratoire, et peut également entraîner une augmentation de l’énergie. Les stimulants provoquent souvent des sentiments d’euphorie, de confiance, d’anxiété, d’insomnie, de réduction de l’appétit, de perte de poids, d’augmentation de la libido, de grincement des mâchoires et de transpiration.
Ces sentiments ne sont pas propres aux drogues stimulantes - par exemple, la kétamine peut augmenter la pression sanguine et le rythme cardiaque, mais n’est pas classée comme un stimulant. Cependant, les stimulants sont désignés comme tels en raison de leurs effets stimulants. Les stimulants comprennent les substances suivantes :
Les conseils de réduction des méfaits liés aux stimulants consistent notamment à les prendre avec de la nourriture pour réduire les sensations d’agitation et les vertiges. Veille également à porter des vêtements qui ne te feront pas geler ou surchauffer afin d’éviter l’hypothermie ou l’hyperthermie, ce qui est particulièrement important dans les lieux bondés où la température peut être plus élevée.
Si possible, évite de prendre des stimulants avec des ISRS, du 5-HTP, des IMAO ou plusieurs stimulants à la fois.
Le surdosage de stimulants, également appelé « overamping », se caractérise par un visage rouge, de l’anxiété, de la paranoïa, des douleurs thoraciques, des vomissements, des nausées, des maux de tête, des crises convulsives, des hallucinations et une hyperventilation. Si une personne fait une surdose de stimulants, essaie de la rassurer en lui disant que tout ira bien. Donner à quelqu’un un calmant pour qu’il se « détende » pendant une surdose de stimulants ne mettra pas fin à cette surdose, et peut même créer des problèmes cardiovasculaires, ainsi que de la confusion. La combinaison de dépresseurs et de stimulants peut envoyer au cœur des signaux électriques contradictoires. Les surdoses de stimulants peuvent constituer une urgence médicale, surtout si la personne fait des convulsions ou se plaint de douleurs thoraciques ou d’un mal de tête intense.
Le sevrage peut prendre la forme d’une dépression, de fatigue, d’une augmentation de l’appétit, d’une prise de poids, d’une perte de libido, d’envies de consommer de la drogue, de sautes d'humeur, de brouillard cérébral et de difficultés de concentration. Le sevrage des stimulants est désagréable et peut être intense, mais il ne met pas la vie en danger comme c’est le cas pour certains dépresseurs.

Parmi les effets des cannabinoïdes, citons l’augmentation de l’appétit, les maux de tête, la somnolence, l’euphorie, les changements dans la libido, le soulagement des nausées (ou même les nausées!), la paranoïa, l’anxiété, le soulagement de la douleur, les vertiges, l’augmentation de la fréquence cardiaque, la bouche sèche, l’hypertension artérielle, la relaxation musculaire, les hallucinations et les vertiges. Parlons maintenant de ces drogues!
Parmi les conseils de réduction des méfaits, essaie de consommer la mari d’une manière qui ne nécessite pas de la brûler (comme fumer des joints/des blunts ou avec des pipes). De cette façon, tu peux réduire le risque de blessures et de dommages pour la santé liés au fait de fumer (p. ex. cancer du poumon, aggravation de l’asthme, etc.)
Le CBD, associé au THC, peut réduire l’anxiété causée par les « highs » de cannabis, et peut fournir une certaine protection contre certains des effets « neurotoxiques » du THC. Neurotoxique signifie ici qu’il modifie la façon dont ton système nerveux fonctionne par rapport à son état habituel.
L’hyperémèse est un état dans lequel une personne subit des vomissements répétés. Ce phénomène est causé par la surconsommation de cannabis et s’arrêtera lorsque tu auras complètement arrêté de fumer de la mari. L’hyperémèse peut constituer une urgence médicale. D’autres renseignements seront bientôt publiés à ce sujet, car les scientifiques poursuivent leurs travaux de recherche!
Le sevrage des cannabinoïdes peut ressembler à la dépression, à des envies de cannabis, à des difficultés à s’endormir ou à rester endormi·e, à la fatigue, à des changements d’appétit, à des maux de tête ou à l’anxiété. Le sevrage du cannabis n’est pas dangereux, bien qu’il puisse être désagréable - il dure généralement une semaine ou deux. Pour en savoir plus sur la mari et tout ce qui s’y rattache, consulte cet article!

Voici quelques conseils de réduction des méfaits à garder en tête et qui peuvent être appliqués, peu importe la drogue consommée. N’oublie pas de consulter la section Réduction des méfaits de fr.sexfluent.ca pour obtenir des renseignements généraux plus importants sur la réduction des méfaits, comme réagir à une surdose, prendre en charge la dépendance aux drogues, réduire les risques de transmission d’infections comme le VIH et l’hépatite C, et plus encore.
